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5 questions à se poser avant une reconversion

Tous les jours, on peut constater  une évolution dans l’attente des entreprises vis-à-vis de leurs salariés, certains secteurs ont des offres d’emploi à proposer mais pas les bons candidats. Que ce soit à la suite d’un licenciement ou pour une recherche personnelle d’épanouissement dans un environnement que l’on pense nous correspondra davantage, beaucoup de Français pensent à la reconversion professionnelle.

Selon un sondage effectué par OpinionWay en partenariat avec l’Afpa (Association pour la formation professionnelle des adultes), 88% des salariés se disent prêts à suivre une formation pour pouvoir se réorienter vers un secteur qui recrute. Mais l’aventure de la reconversion ne va pas sans quelques obstacles et parfois échecs. Un projet qui mérite donc de se poser les bonnes questions en amont.

1.      Pourquoi ce désir de reconversion professionnelle ?

Comme le souligne Gérard Rodach, coach et consultant, il est important de se questionner sur les motivations profondes qui vous incite à vouloir ce changement professionnel, s’agit-il de l’influence d’un contexte économique difficile ou est-ce bien une envie personnelle, cette envie est-elle passagère ou présente depuis un moment, etc.

Yves Deloison, auteur de « je veux changer de job », insiste sur cette confusion qu’il peut exister dans ce genre de situation où le salarié peut avoir tendance à rejeter la cause de son mal-être sur son emploi alors que la vraie raison est à chercher ailleurs (vie privée par exemple). Par ailleurs des facteurs extérieurs au travail mais liés à lui peuvent être la cause d’une certaine lassitude, qu’il s’agisse de mésentente entre collègues/patrons, des journées de travail trop longues, des trajets interminables, etc. Il est important d’identifier ces facteurs  afin de ne pas blâmer votre emploi en lui-même.

Néanmoins si l’ennui s’installe au travail ou tout simplement que vous ressentez fortement l’envie de poursuivre des ambitions enfouies depuis trop longtemps, alors la motivation est plus profonde et justifie davantage un changement de carrière.

2.      Quelles sont vos aspirations ? Vers quoi souhaiteriez-vous vous reconvertir ?

Un véritable travail d’introspection doit être mené, qui doit mettre de côté dans un premier temps la carrière professionnelle déjà accomplie, conseille le coach Rodach. Le fait de revenir à nos rêves d’enfant permet de se reconnecter avec des aspirations, des envies que l’on avait choisi d’ignorer en grandissant. Et Yves Deloison de confirmer ce conseil en insistant notamment sur le fait que l’imagination et le rêve permettent d’élargir les possibilités de directions dans lesquelles on veut mener le projet de reconversion.

Des possibilités les plus simples aux plus absurdes, quitte à bénéficier d’un panel suffisant que l’on pourra réduire par la suite au fur et à mesure selon d’autres facteurs plus pragmatiques tels qu’un contexte d’emploi précis (dans un bureau ou plutôt à l’extérieur par exemple) ou encore un type de régime d’emploi (salariat ou libéral).

3.      Qu’en pensent vos proches ?

Gérard Rodach conseille d’interroger la famille, les amis ou mêmes des collègues, toutes ces personnes que vous côtoyez au quotidien et qui en savent suffisamment sur vous pour pouvoir vous donner quelques indications sur le domaine dans lequel elles vous verraient bien évoluer par la suite.

4.      Quels sont vos atouts ?

Ces étapes passées le projet de reconversion prend forme, mais au-delà de ses envies il faut surtout faire le point sur ses compétences. Des consultants peuvent vous aider notamment à faire votre bilan (qui peut être pris en charge par votre entreprise), une démarche importante qui permet de faire le point sur le parcours déjà effectué, vos capacités et votre projet.

Comme le souligne Gérard Rodach, le bilan de compétence est là pour vous éclairer sur les métiers qui pourraient correspondre à votre précédent parcours professionnel et à vos envies actuelles. Mais cette démarche n’est réellement satisfaisante que si vous savez ce qu’il faut en attendre.

Yves Deloison insiste à son tour sur le fait que le bilan de compétence n’est pas là pour fournir un mode d’emploi prêt à l’emploi mais plutôt une direction, une confirmation de vos aspirations qui vous rassurera et vous permettra de vous lancer. L’auteur rappelle que la reconversion suppose un passage par plusieurs phases, de l’euphorie à la dépression et ce plusieurs fois au cours du processus. C’est pourquoi posséder un bilan clair permet de garder un cap malgré ces difficultés. Prendre une année sabbatique pour se consacrer à sa reconversion est également une solution, à condition que ce soit possible financièrement bien sûr.

5.      Quelles démarches correspondent à mon projet ?

Une reconversion professionnelle nécessite la plupart du temps de se former et même de passer des diplômes. Qu’il s’agisse de (re)passer par la case université ou de choisir uniquement une formation professionnelle, vous devez vous demander si votre entreprise sera d’accord, si vous êtes prêts à ce genre d’engagement, etc.

Les cours du soir, les stages, la construction de votre propre réseau, toutes ces étapes peuvent prendre du temps. Gérard Rodach explique ainsi qu’il vaut mieux se préparer en amont plutôt que de décider subitement de tout changer.

Derniers conseils :

-Une fois la décision prise il vous faudra croire en vous-même et en votre projet, en ne vous fixant pas d’objectifs inatteignables et en avançant progressivement. Inutile de regarder sans cesse les étapes qu’il vous reste à franchir mais réjouissez-vous plutôt de la réussite qui a accompagné chaque journée. Cette méthode vous permettra d’avoir de plus en plus confiance en vous et vous évitera une angoisse inutile.

-Enfin il faut garder à l’esprit que même si vous avez votre idée en tête, rien ne se passera exactement comme prévu et les petits ajustements que vous devrez effectuer ne devront surtout pas vous perturber. Pour finir il faut garder en tête que même en cas d’échec cette aventure enrichira quoiqu’il en soit votre CV.

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